Contexte
Trois busards sont nicheurs dans le département du Loiret : le Busard cendré, le Busard Saint-Martin et le Busard des roseaux.
- Plaquette «Les busards» (lien)
Les busards gris, le Busard cendré et le Busard Saint-Martin, privilégient des habitats naturels ouverts pour nicher au sol, dans des landes ou des prairies. Malheureusement, ces milieux se font de plus en plus en rares, ce qui pousse les oiseaux à s’installer dans les cultures. Cependant, l’intensification des pratiques agricoles rend nos plaines cultivées inhospitalières pour les oiseaux car avec le changement climatique en cours, les moissons sont de plus en plus précoces et le passage des moissonneuses en début d’été, lorsque les poussins sont non volants, peut détruire les nichées.
Nos actions
En 2026, LNE va suivre les busards autour de certains parcs éoliens dans le cadre de Mesures agro environnementales et climatiques MAEC. L’objectif est de localiser les couples afin de protéger la nichée du passage des engins. Ce suivi est réalisé en partenariat avec le développeur éolien Kallista Energy.
Ce partenariat avec les développeurs éoliens n’est pas premier du genre puisque, de 2006 à 2016, l’association avait participé à une expérience pilote en région Centre-Val de Loire et réalisé des suivis de parcs éoliens afin de mieux connaître l’impact du développement éolien sur la faune (oiseaux et chauves-souris notamment). Pour ce faire, nous avions également suivis plusieurs couples de busards afin de mesurer si ceux-ci étaient dérangés par les éoliennes implantées sur leur domaine vital.
Une des conclusions de ce suivi mené pendant dix ans était plutôt rassurante en ce sens que les busards semblent s’être accoutumés aux éoliennes implantées sur leur domaine vital. Les résultats montraient que les busards peuvent installer leur nid à l’intérieur d’un parc et que les oiseaux, à la recherche de proies, approchent les éoliennes à moins de 20 mètres. Les adultes adaptent leur comportement à la présence des machines, volant moins haut lors des parades et de l’apport des proies ou, au contraire (plus rare), largement au-dessus des éoliennes.