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Terre de transition entre les pays de la Seine et ceux de la Loire, le Loiret présente des aspects variés, mais jamais de contrastes violents. Aucune falaise à escalader, pas d'océan à dompter ni de montagne à traverser. Le Loiret est propice aux promenades bucoliques et se découvre tout en finesse, en subtiles rencontres avec une flore et une faune bien plus variées et originales qu'on ne se l'imagine.

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Sologne

 

La Sologne s'inscrit sur près de 500 000 hectares, dans la boucle de la Loire entre Gien et Blois, aux confins de l'Orléanais, du Berry et de la Touraine. Le département du Loiret n'en compte qu'une petite partie mais, en dehors de la Sologne viticole, tous les ingrédients y sont présents : forêts et landes sèches, cultures et villages, rivières sinueuses jalonnées de chapelets d'étangs, de prairies inondables et de tourbières…

La Sologne - Photo de Christelle Coudray
 
       
 



La Sologne

Des étangs par chapelets

Sologne rime avec étangs. Plus de 3 000 pour toute la Sologne. Ce nombre en fait une zone humide d'importance internationale. Tous ont une origine humaine et ne se maintiennent que grâce à l'entretien régulier de leurs digues, aux mises en à sec, aux curages…. S'il ne sont que quelques centaines dans le Loiret, ceux-ci n'en sont pas moins dignes d'intérêt pour le naturaliste. Ils se concentrent par chapelets, principalement du côté de Marcilly-en-Villette, de Mesnestreau-en-Villette et de Vannes-sur-Cosson, mais chaque commune a son lot. A l'extrême est, l'Etang du Puits, vaste retenue créée à l'origine pour alimenter le canal de la Sauldre, fait figure d'originalité par ses dimensions.

 
       
 

De nombreux oiseaux d'eaux (Limicoles Canards, Balbuzards) y effectuent leurs haltes migratoires. La Grande Aigrette et le Grand Cormoran y ont établi leurs quartiers d'hiver, Grèbes huppés, Grèbes castagneux et à cou noir, Busards des roseaux, Râles d'eau, Canards souchets et chipeaux, Fuligules milouins et morillons leurs quartiers d'été. Utriculaires et Hydrocharis des grenouilles, Flûteau nageant et Potamogétons étalent leurs feuilles à la surface des eaux, permettant aux Grenouilles vertes et à de nombreuses Libellules comme la Naïade aux yeux rouges de s'y reposer. Sur certains étangs, les Guifettes moustac y construisent même leurs nids flottants en petites colonies. Massettes et roseaux forment une ceinture rarement importante, mais suffisante pour que Phragmites des joncs et Rousserolles effarvattes puissent y construire leurs nids. Les vieilles saulaies inondées de fonds d'étangs dans lesquelles Hérons cendrés, Bihoreaux gris et Aigrettes garzettes font leurs nids, hébergent aussi parfois celui de la Sarcelle d'hiver et de la Bouscarle de Cetti, souvent invisible mais au chant tonitruant.

Héron


Héron cendré

 
       
 

Une forêt omniprésente

La Sologne est une cuvette formée par des sédiments descendus du Massif Central voilà bien longtemps où se mêlent par couches successives argiles, sables et cailloutis. Les sols ingrats, souvent trop humides ou au contraire desséchants, sont difficilement cultivables. Aussi, forêts et landes s'y maintiennent-ils facilement. A l'exception de quelques vieilles chênaies plus que centenaires établies sur des sols frais où poussent le Peucédan de France et la Serratule des teinturiers, la forêt claire et les taillis de Bouleaux pubescents y dominent, quand ils ne sont pas remplacés par diverses plantations de conifères. Dans les lieux plus secs et chauds, le Chêne tauzin, en limite nord de répartition, constitue des peuplements remarquables.

 
       
       
 

Les landes de Sologne

La Bruyère à balais et le Genêt à balais constituent ici et là des landes hautes de plus de 2 mètres et où la Fauvette pitchou a retrouvé ses quartiers après les coups de froids des hivers rigoureux de 1986 et 87. Les landes basses forment en été des tapis colorés, dominés par la Bruyère cendrée et l'Hélianthème à goutte. Lézards verts et Lézards des souches, Alouettes lulu et Engoulevents d'Europe y sont dans leur élément.


La Sologne - Photo de Christelle Coudray

 
       
 
Des prairies humides qui disparaissent

La lande est souvent la résultante de l'abandon d'anciennes terres agricoles. Lorsque l'élevage traditionnel se maintient, les prairies sont présentes. Le mouton solognot, race ancienne particulièrement bien adaptée aux sols humides, essaie d'y retrouver une place. Sur ces sols gorgés d'eau, les Orchidées forment en mai des tapis colorés : Orchis à fleurs lâches, Orchis bouffon, Orchis à larges feuilles, Orchis brûlé… Le Vanneau huppé et parfois la Bécassine des marais y nichent à même le sol. Mais ces pâturages traditionnels occupés par une faune et une flore originales, disparaissent la plupart du temps à grande vitesse, victimes de l'évolution des méthodes de production agricole.
 
       
       
 
Sur les sentiers de Sologne

La Sologne est réputée pour être peu ouverte au promeneur. Mais de nombreux chemins et sentiers de randonnées sont aujourd'hui balisés et permettent une découverte des multiples facettes d'une région qui se mérite. Cerfs et Chevreuils, Aigles bottés et Circaètes Jean-le-Blanc, Autours et Bondrées vous y attendent.
La Sologne - Photo de Christelle Coudray
 
 
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Mise à jour : 12/02/10