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La Sologne s'inscrit sur près de 500
000 hectares, dans la boucle de la Loire entre Gien et Blois,
aux confins de l'Orléanais, du Berry et de la Touraine.
Le département du Loiret n'en compte qu'une petite
partie mais, en dehors de la Sologne viticole, tous les ingrédients
y sont présents : forêts et landes sèches,
cultures et villages, rivières sinueuses jalonnées
de chapelets d'étangs, de prairies inondables et de
tourbières…
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Des étangs par chapelets
Sologne rime avec étangs. Plus de 3 000 pour toute
la Sologne. Ce nombre en fait une zone humide d'importance
internationale. Tous ont une origine humaine et ne se maintiennent
que grâce à l'entretien régulier de leurs
digues, aux mises en à sec, aux curages…. S'il
ne sont que quelques centaines dans le Loiret, ceux-ci n'en
sont pas moins dignes d'intérêt pour le naturaliste.
Ils se concentrent par chapelets, principalement du côté
de Marcilly-en-Villette, de Mesnestreau-en-Villette et de
Vannes-sur-Cosson, mais chaque commune a son lot. A l'extrême
est, l'Etang du Puits, vaste retenue créée
à l'origine pour alimenter le canal de la Sauldre,
fait figure d'originalité par ses dimensions.
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De nombreux oiseaux
d'eaux (Limicoles Canards, Balbuzards) y effectuent leurs
haltes migratoires. La Grande Aigrette et le Grand
Cormoran y ont établi leurs quartiers d'hiver,
Grèbes huppés, Grèbes castagneux
et à cou noir, Busards des roseaux, Râles
d'eau, Canards souchets et chipeaux, Fuligules milouins et
morillons leurs quartiers d'été. Utriculaires
et Hydrocharis des grenouilles, Flûteau
nageant et Potamogétons étalent leurs
feuilles à la surface des eaux, permettant aux Grenouilles
vertes et à de nombreuses Libellules comme
la Naïade aux yeux rouges de s'y reposer. Sur
certains étangs, les Guifettes moustac y construisent
même leurs nids flottants en petites colonies. Massettes
et roseaux forment une ceinture rarement importante, mais
suffisante pour que Phragmites des joncs et Rousserolles
effarvattes puissent y construire leurs nids. Les vieilles
saulaies inondées de fonds d'étangs dans lesquelles
Hérons cendrés, Bihoreaux gris et Aigrettes
garzettes font leurs nids, hébergent aussi parfois
celui de la Sarcelle d'hiver et de la Bouscarle
de Cetti, souvent invisible mais au chant tonitruant.
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Une forêt
omniprésente
La Sologne est une cuvette formée par des sédiments
descendus du Massif Central voilà bien longtemps où
se mêlent par couches successives argiles, sables et
cailloutis. Les sols ingrats, souvent trop humides ou au contraire
desséchants, sont difficilement cultivables. Aussi,
forêts et landes s'y maintiennent-ils facilement. A
l'exception de quelques vieilles chênaies plus que centenaires
établies sur des sols frais où poussent le Peucédan
de France et la Serratule des teinturiers, la forêt
claire et les taillis de Bouleaux pubescents y dominent,
quand ils ne sont pas remplacés par diverses plantations
de conifères. Dans les lieux plus secs et chauds, le
Chêne tauzin, en limite nord de répartition,
constitue des peuplements remarquables.
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Les landes de Sologne
La Bruyère à balais et le Genêt
à balais constituent ici et là des landes
hautes de plus de 2 mètres et où la Fauvette
pitchou a retrouvé ses quartiers après les coups
de froids des hivers rigoureux de 1986 et 87. Les landes basses
forment en été des tapis colorés, dominés
par la Bruyère cendrée et l'Hélianthème
à goutte. Lézards verts et Lézards
des souches, Alouettes lulu et Engoulevents
d'Europe y sont dans leur élément.
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Des prairies humides
qui disparaissent
La lande est souvent la résultante de l'abandon d'anciennes
terres agricoles. Lorsque l'élevage traditionnel se maintient,
les prairies sont présentes. Le mouton solognot, race
ancienne particulièrement bien adaptée aux sols
humides, essaie d'y retrouver une place. Sur ces sols gorgés
d'eau, les Orchidées forment en mai des tapis colorés
: Orchis à fleurs lâches, Orchis bouffon,
Orchis à larges feuilles, Orchis brûlé…
Le Vanneau huppé et parfois la Bécassine
des marais y nichent à même le sol. Mais ces
pâturages traditionnels occupés par une faune et
une flore originales, disparaissent la plupart du temps à
grande vitesse, victimes de l'évolution des méthodes
de production agricole.
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Sur les sentiers
de Sologne
La Sologne est réputée pour être peu ouverte
au promeneur. Mais de nombreux chemins et sentiers de randonnées
sont aujourd'hui balisés et permettent une découverte
des multiples facettes d'une région qui se mérite.
Cerfs et Chevreuils, Aigles bottés
et Circaètes Jean-le-Blanc, Autours et
Bondrées vous y attendent.
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