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Un inventaire des poissons du Loiret
En partenariat avec la Fédération
départementale de pêche du Loiret et le Sandre
Orléanais, la réserve naturelle a organisé
une opération pour mieux connaître la diversité
des espèces de poissons qui fréquentent la rivière
du Loiret.
Une pêche électrique a ainsi été
organisée sur un tronçon du Loiret le 19 octobre
dernier sur un échantillon de 75 points. Cette méthode
à seul but scientifique consiste à faire passer
un courant de faible intensité dans le cours d'eau
à l'aide d'une perche conductrice terminée par
un anneau alimentée par une batterie. Le poisson, légèrement
choqué vient alors flotter à la surface d'où
il peut facilement être récupéré
grâce à une épuisette.
C'est ainsi qu'une quinzaine d'espèces différentes
a pu être attrapée. Les poissons sont ensuite
comptés, mesurés et pesés. L'espèce
la plus abondante est le Chevesne avec plus de 100 individus.
D'autres espèces ont été pêchées
en plus petit nombre mais sont néanmoins intéressantes,
car témoins d'une bonne qualité du milieu, telles
que la Truite fario, le Chabot , la Bouvière et la
Vandoise. Enfin, l'espèce la plus spectaculaire est
sans aucun doute l'Anguille, avec un individu mesurant 78
cm de long et pesant plus de 1kg !
Les poissons, après avoir retrouvé leurs "
esprits ", ont été relâchés
dans leur milieu naturel.
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Un forage à la Pointe de Courpain
Début octobre, une entreprise est allée
jusqu'à la Pointe de Courpain pour creuser un forage
en sous-bois, dans les alluvions de bord de Loire. L'objectif
n'était pas seulement de trouver de l'eau, car entre
Loire et Loiret, la certitude était grande d'en trouver,
mais surtout de connaître la profondeur de la nappe pour
suivre ensuite ses fluctuations.
Depuis plus de 5 ans, un relevé hebdomadaire est effectué
dans un autre piézomètre pour mesurer les niveaux
de la nappe aquifère à proximité immédiate
du Loiret. Ce nouveau forage, installé à quelques
dizaines de mètres de la Loire, va nous apporter des
informations complémentaires qu'il sera possible de comparer
avec les données précédentes.
Enfin, toutes ces mesures permettent également de mettre
en évidence le lien entre la disponibilité en
eau pour les arbres et l'évolution de la forêt
alluviale, concrétisé par un suivi scientifique
de grande ampleur qui a lieu tous les 8 ans.
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Des travaux de restauration d'un ancien
bras mort de la Loire
Sur la commune de Saint-Pryvé-Saint-Mesmin,
au lieu-dit Montauban, se trouve un ancien bras mort parallèle
à la Loire. Cette annexe hydraulique, outre son intérêt
pour l'avifaune, est importante pour la reproduction de certains
poissons comme le Brochet. Ces poissons ont besoin de secteurs
d'eau calme, de faible profondeur entre les mois de février
et d'avril pour déposer leurs ufs sur la végétation
immergée.
Or, lors de la crue de décembre 2003, la Loire a déposé
un bourrelet de sédiments, obstruant l'entrée
de l'annexe hydraulique, qui a fait l'objet d'une première
opération de restauration en 2002. La zone était
immergée seulement en période de hautes eaux.
Profitant de l'assèchement périodique du milieu,
des fourrés de saules se sont installés, au
détriment de la roselière et de la végétation
herbacée de milieu humide. L'ancienne frayère
ne jouait plus son rôle pour la reproduction de ces
poissons.
Un nouveau projet de restauration du site a donc vu le jour,
en partenariat avec la Fédération départementale
de pêche du Loiret et le Sandre orléanais, pour
enlever le bourrelet de sédiment, reconnecter la frayère
à la Loire et recreuser un chenal permettant l'ennoiement
du site aux périodes favorables à la reproduction
des poissons.
Ces travaux de grande ampleur ont un impact paysager important,
mais l'objectif est bien d'aboutir à un meilleur fonctionnement
de ce milieu, que plantes et animaux ne tarderont pas à
recoloniser. Rendez-vous donc au printemps 2011 pour observer
les premières pontes de brochet !
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Orobanche des sables
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Sortez de votre
réserve !
C'est ce que nous disent souvent nos administrations de tutelle.
En effet, il n'est guère concevable de gérer correctement
les espaces naturels sans s'intéresser de près
à ce qui se passe sur les sites voisins. Nous sommes
donc sortis de notre réserve de Saint-Mesmin pour descendre
la Loire sur quelques kilomètres, à la limite
des communes de Mareau-aux-prés et de Meung-sur-Loire,
pour prospecter un site naturel de 4,3 ha récemment acheté
par la commune de Mareau-aux-prés avec l'aide financière
du Conseil général du Loiret, au lieu-dit "
Les Grands Hauts ".
Avec l'accord de la commune, nous avons effectué les
premières prospections pour dresser l'état des
lieux et établir les premiers inventaires d'habitats
naturels et d'espèces. Le site est constitué d'une
prairie à chiendent qui recouvre près de la moitié
de la surface. Une prêle assez rare dans la région,
inféodée aux prairies alluviales, est ici abondante
: la Prêle de Moore. Une petite lande à Armoise
champêtre, un habitat remarquable qui a beaucoup régressé,
est présente. Une plante dépourvue de chlorophylle
parasite cette espèce : la très rare Orobanche
des sables. Elle est très localisée et vulnérable
dans la région.
On peut noter la progression assez forte de la fruticée,
constituée de prunelliers, aubépines, églantiers,
ronces... qui pourrait, à court terme, faire régresser
ces habitats. Situés dans le périmètre
ligérien de Natura 2000, ces milieux herbacés
pourraient faire l'objet de mesures de gestion. Un premier diagnostic
a été établi cet été avec
l'aide du Conservatoire du patrimoine naturel de la région
Centre.
Une convention de gestion vient d'être signée entre
la commune de Mareau-aux-Prés et Loiret Nature Environnement
pour mettre en place les mesures de protection et de gestion
nécessaires.
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