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Le comptage Wetlands
Chaque année depuis 1967, à
la mi-janvier a lieu le comptage international des oiseaux
d'eau hivernants, coordonné au niveau international
par le Wetlands International (il était anciennement
appelé comptage BIROE).
Plus de 150 espèces d'oiseaux d'eau (comprenant les
limicoles, les grèbes, les cormorans, les canards,
les hérons, les mouettes et goélands
)
sont recensés sur l'ensemble des zones humides de France,
d'Europe et de tout le Paléarctique occidental.
Ce comptage permet de connaître l'état des populations
d'oiseaux d'eau, d'identifier les sites importants pour l'hivernage
et d'appuyer la protection des espèces et des sites.
Dans la réserve naturelle de Saint-Mesmin, le comptage
a eu lieu cette année le samedi 15 et le dimanche 16
janvier.
Les ornithologues se répartissent des secteurs (les
2 rives de la Loire, le Loiret domanial) et dénombrent,
à l'aide d'une longue-vue et de jumelles, tous les
oiseaux d'eau. Les Grands cormorans sont comptés en
fin de journée aux dortoirs.
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Canards chipeaux
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Vingt espèces ont été recensées
en 2011.
L'espèce la plus abondante est le Canard
colvert avec 1408 individus cette année. C'est un
record depuis 2002 (10 années de comptage).
Autre canard moins commun, le Canard chipeau
est en diminution par rapport à 2009 et 2010 (41 individus
en 2011). Néanmoins, ce canard de surface est en augmentation
depuis quelques années.
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Le Cygne tuberculé, en constante augmentation
depuis 2004 dans la réserve naturelle de Saint-Mesmin,
a diminué de plus de la moitié en 2011 par rapport
aux effectifs de 2010 (76 individus en 2011).
La Foulque macroule est assez abondante dans la réserve
naturelle, principalement sur le Loiret (227 individus en
2011).
En 2010, les Gallinules poules-d'eau ont été
particulièrement nombreuses. Cette année, la
Loire étant relativement haute à la mi-janvier,
cette espèce était bien moins abondante ou,
tout du moins, moins visible (88 individus en 2011).
Le Grèbe castagneux, bien que petit et discret,
est assez abondant sur le Loiret. Les effectifs sont irréguliers
depuis plusieurs années (94 individus en 2011).
Voir la synthèse des comptages de 2002 à 2011
: cliquez
ici.
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Grèbe castagneux
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Des fonds européens
pour entretenir les prairies de la Pointe de Courpain.
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A la confluence de la
Loire et du Loiret se trouve la Pointe de Courpain, qui abrite
la plus grande étendue de forêt alluviale de la
réserve naturelle de Saint-Mesmin. La grande majorité
des 13 hectares du site est boisée, sauf sous les lignes
haute et moyenne tension qui le traversent. Les pelouses relictuelles
qui subsistent sous ces lignes sont d'intérêt européen
et peuvent bénéficier d'un contrat Natura 2000
pour financer leur restauration et leur entretien.
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Pour des raisons évidentes de sécurité,
les opérateurs électriques ont toujours entretenus
la végétation sous les lignes pour éviter
qu'un arbre n'entre en contact avec un câble. Les ronces,
genêts et églantiers poussaient vigoureusement
à cet endroit et tous les 4 ou 5 ans, ils étaient
grossièrement broyés par de lourds engins marquant
durablement le sol. Ce type de gestion ne laissaient donc
pas la possibilité à de petites plantes de s'exprimer
dans ces prairies sur sol sableux, milieu naturel qui présentait
un potentiel botanique élevé.
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Végétation avant travaux
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Fauchage
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Grâce à un financement de l'Etat
et de l'Europe, et avec l'aide technique du Conservatoire du
patrimoine naturel de la région Centre et du Conseil
général du Loiret, des travaux de fauche avec
du matériel adapté viennent d'être effectués
pour la première année sous les lignes électriques
de la Pointe de Courpain. La végétation a été
broyée finement par un engin léger équipé
de pneus basse pression (ce qui évite de dégrader
le sol). Les résidus ont ensuite été aspirés
et évacués pour être dispersés en
sous-bois. L'enlèvement de la matière organique
broyée va ainsi permettre aux espèces les plus
frêles de percer la végétation. Pour éviter
que les plantes les plus robustes (ronces, genêts
)
ne reviennent coloniser la prairie trop rapidement, le fauchage
est prévu chaque année pour une durée de
5 ans.
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Nous espérons ainsi favoriser le développement
des espèces herbacées, dans l'espoir de voir
apparaître ou ré-apparaître de belles surprises
botaniques (espèces rares ou en régression).
Les suivis mis en place dans le courant du printemps et de
l'été permettront, nous l'espérons, de
mettre en évidence l'intérêt de ces travaux
pour la diversité floristique de la réserve.
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Ramassage des résidus broyés
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